Órbita 9

Genre : Science Fiction
Sortie le : 16/04/2018 (01H33)
Réalisateur : Hatem Khraiche
Acteurs : Clara Lago, Álex González, Andrés Parra, Belén Rueda

Descendante d’une famille de colons de l’espace, Helena est l’unique passagère de son vaisseau. Mais, lorsqu’une avarie se déclare à l’un des moteurs à oxygène, l’intelligence artificielle lui annonce qu’un technicien sera envoyé afin de réparer la panne. Elle s’apprête à voir le premier humain depuis vingt ans...

Bande Annonce : https://www.youtube.com/watch?v=y0vaz2y8uTc



Critique

Par Jean-Marc Vigouroux - posté le 17/04/2018

Premiers contacts

Déjà scénariste de talent (The Returned de Manuel Carballo), l’Espagnol Hatem Khraiche passe pour la première fois au long derrière la caméra, fort d’un high concept au twist rapidement éventé (c’était la chute du court de SF Abel Corp en 2009), mais pour mieux développer son sujet : une jeune femme (Clara Lago, aussi au casting de At the end of the Tunnel cette année) vit dans un vaisseau spatial depuis toujours, en direction d’une planète, Céleste, qui pourrait accueillir l’humanité. Elevée à bord par ses parents, qui se sont ensuite sacrifiés pour elle faute de ressources suffisantes, Helena explore seule l’univers, monitorée par Rebecca, son ordinateur de bord. Quand on lui envoie un jour un beau technicien (Álex González), qui vient réparer son générateur d'oxygène, Helena va forcément craquer... et après une nuit passée ensemble, le cosmonaute repart comme il est venu… mais pas pour très longtemps. Si Orbiter 9 est une réussite évidente, surtout pour un premier film, c’est avant tout parce que Khraiche signe un scénario très classique, exploitant la science-fiction dans sa capacité constamment renouvelée à draper le présent des oripeaux du futur. L’identification à une énième histoire d’amour impossible est immédiate, casting aidant, soit, mais c’est surtout au travers des sempiternelles thématiques (mais irrésolues) du genre que Khraiche convainc : le sacrifice de l’individu au profit du plus grand nombre, l’incapacité de l’Humain à différer son principe de plaisir aux dépens des réserves de la planète, la science au service aveugle du militaire, la déshumanisation du lien social (Belen Rueda campe ici une psychologue derrière un avatar de loup dans des confessionnaux en libre-service), l’expérimentation toujours plus forte que le cobaye... Bref, s'il ne réinvente pas la poudre, Hatem Khraiche ne se défile pas pour autant ! Le Jury européen du BIFFF a logiquement encouragé le cinéaste en lui attribuant une Mention spéciale.

Jean-Marc Vigouroux

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En Compétition Méliès du 35ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF)
Remerciements : Jonathan Lenaerts et toute l’équipe presse du BIFFF.


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