|
DEATH NOTE
Death Note
Genre : Manga
Pays : JP
Dépôt Légal : 01/2007
Scénariste :
Tsugumi Ohba
Dessinateur :
Takeshi Obata
Coloriste : Noir et blanc
Editeur : Kana
Collection :
Dark
Format : Petit
Pages : 193
Tome : 4, série en cours
|
|
Synopsis
Il est écrit : « L’être humain dont le nom est écrit dans ce cahier meurt »… Ryûk, un Dieu de la Mort, laisse tomber son Death note dans le monde des humains. Light Yagami, un brillant lycéen, le trouve et découvre qu’il peut, grâce à lui, tuer des hommes. Afin de construire la société idéale qu’il imagine, il décide de s’en servir, mais se contente d’éliminer les grands criminels…
|
Critique le 22/05/2007 par Nathalie Rézeau
Le manga de tous les mystères
Véritable phénomène au Japon, Death Note a fait l’objet d’un franc succès à sa sortie et connait depuis lors des adaptations multiples et variées, inspirant de belles réussites : une version animée par Inoué Toshiki et Ishiki Mio, une version filmique signée Shusuke Kaneko (Death Note 1 et Death note 2 : The Last Name), un jeu vidéo, et certainement une longue vie de remakes en tous genres, puisque les Etats-Unis lorgnent déjà sur les droits.
La publication s’auréole d’une part de mystère qui ne pourra que ravir les fans et piquer la curiosité des novices : si le dessinateur fait déjà partie du panorama de la BD japonaise (Takeshi Obata a imaginé les personnages de Rampou et Hikaru no go), le scénariste n’est connu que des éditeurs. Digne successeur du Masque de Fer, Tsugumi Ohba soigne le culte de la multiple personnalité, laissant courir sur le Net les hypothèses les plus plausibles ou les plus improbables quant à sa véritable identité. Il rejoint ainsi l’imagerie d’un de ses personnages, le mystérieux « L. », gamin introspectif et génial qui fait le choix de se cacher aux yeux du monde.
Loin de tout miser sur cet événementiel, la renommée de Death Note se justifie à plus d’un titre. Takeshi Obata met à profit tout ce qui fait la richesse de la bande dessinée : création d’un univers (le monde des morts face à celui des humains), de créatures tout droit sorties de l’héroïc fantasy (les démons de la mort, Ryûk en tête), la description fine et épurée d’un quotidien urbain, et la mise en image de l’action façon manga (si la mise en page reste très cadrée, les mouvements dans chaque case portent l’empreinte, même très édulcorée d’Akira). Takeshi Obata montre ainsi un talent en pleine maturité, caractérisé par un art du portrait qui se renouvelle à chaque page.
Le scénario ne reste pas à la traîne, on s’en doute. Car ce sont bien les personnages inventés par Tsugumi Ohba qui permettent au dessinateur de laisser aller sa plume comme on lâcherait les chevaux de l’imaginaire. Tout commence avec l’arrivée du cahier de la mort, ce Death Note qui confère à son propriétaire un pouvoir de vie et de mort sur ses congénères. Light, le découvreur du premier cahier lâché dans le monde des humains, passe alors de l’ennui d’un étudiant trop parfait à la mégalomanie d’un homme qui se prendrait pour un Dieu, justicier de surcroît. Sa soif de tuer va lui fournir un opposant à la mesure de son talent en la personne de L., tout aussi jeune et futé, qui préfère mettre ses forces mentales au service d’une police largement dépassée par les événements.
Le combat intellectuel entre les deux tient en 12 épisodes, dont le premier tome est sorti en janvier 2007 en France. Le treizième tome est un hors série qui reprend des détails de l’enquête et donne quelques éclaircissements sur les personnages.
Sans craindre de retomber dans le monde de l’enfance associé à la bande dessinée (puisque le scénario fort bien ficelé sert ici de véritables questionnements métaphysiques), on ne peut que se laisser happer par le mystère de l’affaire…
|
|
|
|