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ZOMBIES - TOME 1
La divine comédie
Genre : Fantastique
Pays : FR
Dépôt Légal : 06/2010
Scénariste :
Olivier Péru
Dessinateur :
Sophian Cholet
Coloriste : Simon Champelovier
Editeur : Soleil Productions
Collection :
Anticipation
Format : Grand
Pages : 56
Tome : 1, série en cours
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Synopsis
L'être humain ne règne plus au sommet de la chaîne alimentaire. Les zombies lui ont volé sa place et rien ne semble pouvoir les arrêter. Est-ce la fin de l'Humanité ? Pas sûr. pour certains ce n'est qu'un recommencement. Que six milliards d'êtres humains couverts de mouches essaient d'en tuer quelques autres ne change pas grand-chose au sens du mot civilisation. C'est ce que réalise Sam, un homme qui ne doit son salut qu'à Smith & Wesson et à un peu de chance. Il a fui les grandes villes et laissé sa fille derrière lui. Pourtant, maintenant que le silence règne sur les États-Unis, il la croit toujours en vie. Et sa conscience, traîtresse jusque-là chloroformée, lui rappelle que rester humain c'est garder espoir. Il doit la retrouver, il ne survivra qu'ainsi. Autant chercher un brin de paille dans une botte d'aiguilles.
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Critique le 20/07/2010 par Nathalie Rézeau
Lambeaux de chers
Vérolé de l’intérieur, le monde s’éteint, bouffé par des zombies plus nombreux chaque seconde. Symboles de notre avidité, ils n’ont pour seule fonction que de dévorer leur prochain. Dans les vestiges, comme toujours, quelques êtres isolés survivent. Contraints de renouer avec leurs instincts primaux, ils ne doivent leur sursis qu’à la violence, et la défiance permanente. Au beau milieu de cette horde sauvage, Sam réalise q’une once d’espoir peut le différencier de ses chasseurs. Un bout d’optimisme incarné par Josh, petit bonhomme qui joue aux grands, avec des capacités d’adaptation étonnantes pour cet univers mortifère.
Pas de surprise : comme le titre l’indique, La divine comédie ouvre une énième série sur les zombies. A ceci près, et la différence est de taille, qu’Olivier Péru ne s’intéresse ni aux causes de cette « faim » du monde, ni aux conditions exactes de la survie, mais bel et bien aux racines humanistes. Quand tout le monde sort les armes au moindre bruit, qu’est-ce qui nous différencie de la bête ? En quoi sommes-nous prêts à relever ce défi, a priori insurmontable, de repartir à zéro ? Et sur quelles bases ? Pour répondre à ces questions, le scénariste s’appuie sur un groupe éclectique centré autour de ce duo de famille recomposée : quelques militaires, un acteur, et autant d’échantillons disparates de chaque couche de la société.
Certes, le débat n’est pas que philosophique, bien au contraire, et c’est ce qui constitue le deuxième atout de ce volet. Pour son premier album, Sophian Cholet prend plaisir à martyriser les corps, à les chorégraphier pour que chaque case nous fasse plonger un peu plus aux côtés des héros. Au final, La divine comédie est une tragédie bien maîtrisée en trois actes : la scène d’exposition, le calme avant la tempête, et le point d’orgue. De quoi faire taire les mauvaises langues qui croyaient que le sujet, à force d’être exploité au cinéma ou en BD, s’était tari…
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