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MORTUARY - COLLECTOR 2 DVD
Genre : Horreur
Sortie le 19/01/2007 (1h30)
Réalisateur :
Tobe Hooper
Avec :
Dan Byrd, Alexandra Adi, Courtney Peldon, Rocky Marquette
Format : Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Zone : 2
Langue : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1
Sous Titrage : Français
Suppléments : Bandes annonces, making of, interview, masterclass.
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Synopsis
La famille Doyle prend un nouveau départ et s'installe en Californie. En reprenant une entreprise de pompes funèbres, ils vont se rendre compte qu'ils ont réveillé le Mal jusqu'alors tapi sous leur maison. La contamination du monde des vivants par le monde des morts a commencé ...
Interdit -12 ans
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Critique le 03/05/2006 par Jean-Marc Vigouroux
Film >> Six Flops Under
2006 marque incontestablement le retour aux manettes de Tobe Hooper, le génial créateur de Massacre à la tronçonneuse et du Crocodile de la mort. Black-listé des studios à la fin des années 80, suite aux flops retentissants de Lifeforce et L'invasion vient de Mars, la papy terrible du gore se refait une filmographie à la force du poignet, via la télévision notamment, alternant le "pas mal" (Body Bags, Disparition, Les contes de la crypte) et le "très mauvais" (Toolbox Murder), dans un souci néanmoins permanent de ne plus se prendre au sérieux.
Dès lors, coup double au pays des zombies, avec le magnifique Dance of the Dead, issu de la saison 1 des Masters of Horror, et ce non moins plaisant Mortuary, tous deux projetés pour le plus grand écart zygomatique des spectateurs du 24ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles. Point de suspense ingrat pour autant : Mortuary renoue plus volontiers avec le comique de Massacre dans un train fantôme qu'avec l'horreur pure, même si ce teen movie parfaitement fauché et assumé recèle au fond des tripes quelques séquences assez intenses, qui risquent bien de mettre à mal les accoudoirs les moins tenaces. Tout commence avec cette embaumeuse maladroite qui s'installe avec ses deux enfants dans une morgue délabrée, en bordure de cité industrielle. Pas de chance car, comme souvent, l'endroit est marqué par une malédiction mortifère, du genre à réveiller les morts et les vivants, qui souvent ne valent pas mieux...
On rit beaucoup (le Shérif et la vieille hippie), on tremblote (la petite fille est très convaincante quand elle se fait peur) et on applaudit des moignons quand tout ce beau monde revient tout dégobillant du trépas, avec un ferme appétit de chair fraîche. Comme toujours, le manque de moyens se fait sentir dans la dernière partie du film, ce qui n'empêche pas la volontaire équipe de La Fabrique de Films de nous distribuer cette petite série B, idéale pour choper sa voisine de droite. Et je sais de quoi je parle...
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Critique le 09/09/2007 par Jean-Marc Vigouroux
DVD >> Play it loud !
Comme souvent dans le genre (Incident at Loch Ness, Severance), La Fabrique de Films se met en quatre pour essayer de rendre hommage, sur tous les supports, aux films qu’elle prend le risque de distribuer. Ici, deux galettes pour cette édition « Prestige » : le film sur la première (plus bandes annonces et liens Internet), trois bonus sur la seconde, dont deux interviews inédites pour l’édition française…
Inside the Graveyard (54 min) : c’est ici le making of du film, à l’américaine, c'est-à-dire teinté de cette fascination qu’ont les équipes de films d’horreur à s’inventer des légendes urbaines en plein tournage. Histoire, certainement de se faire un film… dans le film ! Tout commence alors avec cette maison délabrée, dénichée telle quelle, dont les techniciens aiment à penser qu’elle a été construite avec des cheveux humains (pour solidifier le plâtre), qu’elle est hantée et recèlerait en son sein (c'est-à-dire dans la cave) des restes de dépouilles anciennes. Bon. Si Tobe Hooper fait semblant d’y croire, on enchaîne ensuite les scènes de tournage avec l’étrange sentiment qu’il s’en fout un peu, au regard notamment de l’enthousiasme débordant des membres du casting, tous des illustres inconnus, parmi lesquels Price Carson (le boogeyman du film) semble espérer secrètement le même écho planétaire que Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse et la petite Stéphanie Patton, qui nous livre hilare son « secret » : « j’ai pleuré durant l’audition, ça a dû les impressionner… » Propre du slasher pour ados, les comédiens teenagers semblent tous aussi abrutis que leurs personnages, mais pétris d’admiration pour celui dont ils ont « vu les films en boucle, comme des malades » (ce qui explique peut-être cela). Au milieu coule une larmichette, quand Hooper se remémore ses moments passés de cinéaste activiste. Seule analyse véritable, au milieu de scènes qui fleurent bon la débrouille des productions fauchées, la séquence du dîner qui bascule dans l’horreur, récurrente dans la filmographie de Hooper, ici extrapolation des parents alcooliques qui reçoivent des amis de leurs enfants…
Interview de Tobe Hooper (20 min) et Leçon de cinéma : Tobe Hooper face à sa carrière (35 min) sont les deux exclusivités de l’édition française. Un rien redondantes sur les premières questions, la première rencontre, organisée par le distributeur, et la seconde, un master class organisé par Mad Movies, reviennent sur les premières années de Hooper qui a grandi dans un quartier entouré de cinq cinémas, ses références (Lovecraft, Wise, Truffaut, Kubrick !), sa hantise des dîners en famille, son analyse de la psychologie de Leatherface, ses années hippies, etc. Hooper rentre alors dans le détail de Mortuary, ses techniques de direction d’acteur (véhiculer la peur primale), son maniement de l’ironie, ses incartades dans la comédie, le choix de ses cadres. Dommage néanmoins que ce premier segment, figé sur le divan d’un hôtel, ne soit pas plus illustré. Dans la seconde interview enfin, Damien Granger pose la vraie question intéressante : Spielberg a-t-il co-réalisé Poltergeist ? Réponse dans ce bonus… (ah, ah !).
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