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Synopsis
Jean est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent. Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments.
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Critique le 12/10/2009 par Jean-Marc Vigouroux
Etreintes Brizé
Un maçon, marié à une femme qu’il aime, tombe amoureux de l’institutrice de son fils. Sur le papier, une histoire simple, mais qui rend les vies de chacun difficiles.
A la manière d’un psychanalyste, Stéphane Brizé continue son exploration du mystère des femmes et des hommes qui n’en finissent pas de se désirer (Je ne suis pas là pour être aimé) et de se manquer, malgré eux mais à tout prix (Entre adultes). Il ourdit ici un huis-clos provincial presque intemporel, où les archétypes se croisent (l’institutrice, l’usine, la place du marché, le modèle du père) mais que tout oppose dès l’écriture : le maçon, corps émouvant à l’échine courbée sous le poids des obligations professionnelles et familiales, qui construit le foyer des autres mais risque de laisser démolir le sien. Soudain, parachutée dans sa vie, une jeune enseignante cultivée, sensible et sensuelle, en mal de construire des liens de chair, sa famille n’étant qu’une litanie lointaine sur un répondeur téléphonique.
En sus des retrouvailles hypnotiques du couple Lindon / Kiberlain, Brizé signe « un corps à mots » subtil et tendre, qui lui permet de se promener sur la corde raide entre frustration et désir de voir ces deux solitudes succomber enfin. Délicieux.
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Lire la rencontre avec Stéphane Brizé
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