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Ce film n'est pas à l'affiche cette semaine
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Synopsis
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
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Critique le 24/12/2009 par Guillaume Mainguet
Poetic lovers
Forte d’un classicisme assumé, la néo-zélandaise Jane Campion renoue dans son nouveau film avec le souffle épique, et intime à la fois, de La leçon de piano. Elle s’intéresse ici doublement à la vie de John Keats, poète anglais du XIXème siècle : à sa poésie, d’une part, mais aussi au grand amour de sa vie, sa voisine Fanny Brawne, qu’il trouve un rien trop exubérante, elle qui n’est pas très admirative de son art…
Ce biopic élégant met en scène l’intensité et le jeu des sentiments, qui percent en dépit des traditions de l’Angleterre bourgeoise d’antan. Amoureux, amicaux ou filiaux, ces sentiments sont exacerbés par une mise en scène rigoureuse, aux limites du formalisme (pas étonnant pour la cinéaste, anthropologue de formation), et une photographie lumineuse, atout majeur de ce film sensible. Jane Campion révèle peu à peu ses personnages et leurs liens profonds, offrant une perspective intéressante à cette « simple » biographie et un vent de modernité à la reconstitution historique.
L’intrigue amoureuse de Keats et de sa maîtresse s’impose sur la problématique de l’auteur brisé, ce qui confère au film un air de jeunesse et de grandeur des sentiments. Après tout, Keats n’affirmait-il pas que la poésie ne se comprend pas, mais se vit ?
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