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Synopsis
1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller a l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine...
Il reçoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui), leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge.
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule...
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Critique le 03/03/2010 par Jean-Marc Vigouroux
Petites histoires d’humanité
Le cinéma français a toujours mis du temps à aborder les sujets sensibles de son histoire. Près de soixante-dix ans plus tard, il s’agissait ici pour la journaliste, scénariste (1492 de Ridley Scott) et cinéaste Roselyne Bosch d’éclairer un peu l’un des multiples puits sans fond derrière le sourire penaud de la fierté nationale : la Rafle du matin du 16 juillet 1942, qu’un dénommé Bousquet mit un point d’honneur à organiser au cordeau. Un zèle qui mena 13 000 Juifs de Paris pour cinq jours d’enfer dans le Vélodrome d’Hiver, puis en transit dans les camps de Beaune (dont il n’existe à ce jour qu’une seule photographie d’époque) ou de Drancy, avant de quitter la France vers l’extermination. Aucun enfant de ce camps de Beaune n’est revenu. C’est pourquoi le film, support émotionnel indiscutable en renfort des livres d’histoire, suit la trajectoire du petit Jo Weismann, qui peut encore témoigner aujourd’hui car il s’est échappé… juste avant le dernier train.
Si le film commence comme un Faubourg 36 un peu propret (« tu sais, si le Christ vivait aujourd’hui, il porterait l’étoile »), La Rafle bascule vite dans un propos « hors de l’humain », qui réhabilite, certes, le peuple de Paris au regard de l’étiquette « tous collabos » (la somme des désobéissances et des actes d’héroïsme ordinaires a sauvé plus de 11 000 Juifs ce jour-là), mais qui pointe également la monstruosité d’un appareil d’état cynique et dégueulasse. Le casting des vedettes permet alors l’empathie, sans rajouter de malheur au malheur…
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Lire la rencontre avec Roselyne Bosch
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