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Synopsis
Maxime a tout pour être heureux : gérant d'une concession florissante de véhicules hauts de gamme, il est marié à une délicieuse jeune femme et vit dans une confortable villa. Tout bascule le jour où Simon, son associé, est assassiné par une bande de malfrats. Tenu de rendre des comptes à ces derniers, Maxime appelle à l'aide ses frères, habitués des petites combines. Mais leur intervention vire au fiasco et Maxime et sa famille plongent dans une situation de plus en plus inextricable...
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Critique le 11/03/2010 par Guillaume Mainguet
L'innoncence du premier film de genre
Christophe Blanc signe en 2000 le drame Une femme d’extérieur avec sensibilité, premier long-métrage réussi par un metteur en scène qui affiche d’emblée sa capacité à ressentir les vibrations de ses personnages et à en retenir pour l’écran l’intimité psychologique et charnelle.
Dix ans plus tard, c’est sur le genre qu’il jette son dévolu : le thriller, ou bien le polar, peut-être le film noir… Le genre semble peu important, mais pose la question fatale du point de vue. Malgré les efforts du scénario pour pimenter le suspens à la sauce drame familial, la mise en scène de Christophe Blanc est dénuée d’un point de vue qui aurait aidé le film à trouver son ton et probablement ses formes esthétiques. La mafia norvégienne est tantôt caricaturale, tantôt étriquée dans ses atours exotiques, autant que la famille de Maxime reste improbable en mercenaires improvisés.
Christophe Blanc se tient trop sagement aux codes du genre et n’invente rien, malgré l’épilogue nordique, étrangement dépouillé et nerveux. À cet endroit le film est bien sûr référencé, marqué par les empreintes narratives de Lumet et une évocation de l’anti-héros des frères Coen. Non, le film ne convainc pas, malgré la distribution éclectique qui peut se vanter de la fratrie Gourmet, Zacaï et Cluzet et de l'imposant Bouli Lanners.
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