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TOUS LES HORAIRES
Ce film n'est pas à l'affiche cette semaine
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Synopsis
Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d'hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir... Cette histoire est inspirée de faits réels, mais où tout est inventé, au coeur du Milieu marseillais.
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Critique le 27/03/2010 par Jean-Marc Vigouroux
Mort et vif
Pour sa quatrième casquette de réalisateur, le comédien Richard Berry adapte un roman de Franz-Olivier Giesbert, qui tutoie (d’assez loin) la préretraite du caïd Jacky Imbert, alias Jacky Le Mat, authentique parrain de la pègre marseillaise, volontiers surnommé « l’immortel » dans la presse et le milieu du jour où 22 balles dans le corps n’ont pas réussi à venir à bout du baron. En un mot, le retour aux affaires (sales), contraint et forcé, en dépit de la volonté de se ranger des bagnoles. On ne noie pas les gros poissons, on leur troue la peau…
Pour peu qu’on ait l’anecdote en tête, les premières minutes du film sont de fait très crispantes : Jean Reno, dans le rôle-titre, conduit vers Marseille avec son bambin sur la banquette-arrière, et on attend le carnage sans véritable plaisir. Car la force de ce polar tendu, c’est précisément l’implacable mécanique de la vengeance froide : « le sang versé ne sèche jamais » en effet, mais en sus éclabousse jusqu’à l’écœurement familles, femmes et enfants, dès lors que le code d’honneur vire à l’horreur. Les frères d’armes de toujours (Reno-Darroussin-Merad, en contre-emploi discutable) se disloquent alors, implosent un peu malgré eux dans le même temps que le grand banditisme verse dans le cinéma gore.
Le reste du film est efficace mais très anecdotique, y compris les choix de mise scène musclés pour rivaliser avec Hollywood…
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