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TOUS LES HORAIRES
Ce film n'est pas à l'affiche cette semaine à Angers.
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Synopsis
Terence McDonagh est inspecteur dans la police criminelle de la Nouvelle-Orléans. En sauvant un détenu de la noyade pendant l'ouragan Katrina, il s'est blessé au dos. Désormais, pour ne pas trop souffrir, il prend des médicaments puissants, souvent, trop souvent... Déterminé à faire son travail du mieux qu'il peut, il doit faire face à une criminalité qui envahit toutes les vies, même la sienne. Sa compagne, dont il est éperdument amoureux, est une prostituée. Pour la protéger, Terence est obligé de prendre des risques. Parce qu'il est sur les traces d'un gros dealer, sa vie est en jeu. Parce qu'il doit enquêter sur l'assassinat d'une famille d'immigrants africains, il doit mener une enquête impossible. En quelques heures, tous les enjeux de sa carrière et de sa vie vont se combiner pour devenir sa pire épreuve. S'il s'en sort, Terence saura enfin qui il est vraiment...
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Critique le 18/03/2010 par Jean-Marc Vigouroux
Homme à terre et homme de boue
Qui d’autre que Werner Herzog pour succéder à Abel Ferrara et assurer le remake de son brûlot Bad Lieutenant (1992) ? Personne, en effet, tant le cinéaste allemand est de retour en grâce (Rescue down) après quelques errances post-Kinski. Nouvelle « escale », c’est dans le titre, plutôt que lifting, doit-on confesser, le théâtre de l’amoralité s’étant reconstruit à la Nouvelle Orléans, sur les vestiges laissés par l’ouragan Katrina. Des stigmates architecturaux mais aussi psychologiques et sentimentaux. Parmi ces cauchemars à ciel ouvert erre le Lieutenant McDonagh, récemment promu suite à une indigne blessure au dos qui le fait souffrir le martyre, à tel point qu’il confond médication et addiction. Une fois la ligne franchie, McDonagh use et abuse de toutes les transgressions pour arriver à ses fins, dont certaines (seulement) ont à voir avec l’élucidation de l’exécution d’une famille entière.
D’une noirceur insondable, contrebalancée (à peine) par quelques fantaisies dont Herzog a le secret (les reptiles lymphatiques, une âme qui smurfe), Bad Lieutenant version 2010 est un film « d’un autre âge », une proposition de rédemption offerte au pays tout entier, même si la moiteur du bayou (décidément cinégénique) lui sert d’écrin craspec. Se côtoient alors les gloires déchues d’antan, de Val Kilmer à Brad Dourif, et la beauté violée d’Eva Mendes, prostituée de luxe dans un royaume de crasse. Nicolas Cage excelle (comme dans ces films « d’un autre âge ») et s’offre le luxe, en marge de ses contrats avec Disney, d’incarner un être démembré, dispersé, implosé, sans autre objectif que d’aimer faire le mal et de s’en sortir, malgré lui, les mains rouges de sang. Ce qui n’est pas choquant au temps des bouchers…
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