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TOUS LES HORAIRES
Ce film n'est pas à l'affiche cette semaine
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Synopsis
Lucien Paumelle a toujours eu des convictions fortes. Médecin retraité, il reste un homme d'action, réputé pour son implication dans de nombreuses causes humanitaires.
Son engagement le conduit jusqu'au mariage blanc avec une jeune femme moldave, Tatiana, pour lui éviter l'expulsion.
Mais ses enfants, Babette et Arnaud, s'aperçoivent rapidement que le comportement de leur père n'a plus grand-chose à voir avec les principes qu'il a toujours prônés : malgré ses 80 ans, Lucien aurait-il succombé au charme de sa flamboyante épouse ?
Tandis que Tatiana et sa fille prennent leurs marques chez les Paumelle, le chaos s'installe dans le quotidien de Babette et Arnaud.
Bientôt, ce sont toutes les relations familiales qui sont à redéfinir...
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Critique le 31/03/2010 par Hélène Sécher
Mon père, ce (anti)-héros
Après Ceux qui restent, superbe premier long-métrage sur les sentiments grandissants face à la maladie d’un proche, l’actrice Anne Le Ny présente Les invités de mon père. En donnant de l’âme au cercle familial dans de nombreuses scènes en duo, la réalisatrice dévoile habilement la nature de ses membres. L’octogénaire Lucien Paumelle (incroyable Michel Aumont) annonce à ses enfants Babette et Arnaud son mariage blanc avec Tatiana (troublante Véronica Novak), une jeune et belle moldave qui s’installe chez lui avec sa fille. Un acte de compassion face à la condition des sans-papiers. Enfin, a priori.
Cela commence (très bien) comme une comédie de mœurs, dans des scènes plus axées sur cette question de l’immigration et qui donnent lieu à quelques répliques savoureuses. Mais le dit sujet s’apparente plus à un pavé dans la mare déjà agitée de la famille Paumelle. Les rapports et la saveur, de l’acide à l’amer, évoluent via de jolis moments fraternels servis par Fabrice Luchini et Karin Viard, épatants. Le film tourne un peu en rond sur la fin et Anne Le Ny n’évite pas toujours le psychologisme (ce qu’elle avait admirablement réussi avec le précédent), mais elle fait encore mouche avec des êtres attachants jusque dans leurs imperfections.
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