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Synopsis
Le Cahier de la Mort. Il suffit d'y apposer le nom de la personne à châtier et d'avoir en tête son visage pour que cette dernière meure d'une crise cardiaque. Quand ce cahier tombe entre les mains de Light, brillant lycéen au tempérament assez taciturne, il décide d'exploiter le Death Note pour appliquer sa propre justice et devenir l'égal de la mort.
Ainsi, Ligth note soigneusement les noms des meurtriers les plus recherchés par la police, restés impunis jusqu'à présent. Cette vague de morts mystérieuses alerte Interpol, qui, dépassé par la situation, confie l'affaire à Lind L. Tailor, plus communément appelé L. Personne ne connaît son véritable nom, ni son visage, mais il résout n'importe quelle affaire, même celles où la mort est impliquée.
Une traque infernale s'engage alors entre les deux hommes, sous le regard amusé de Ryûk, le Dieu de la mort à l'origine de ce carnage.
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Critique le 06/01/2008 par Nathalie Rézeau
Le manga à sa juste valeur
Réalisateur es-monstres en tous genres, Shusuke Kaneko (Gamera), s’attaque à l’adaptation d’un manga éponyme et cultissime au Japon (et pour cause !).
Light, jeune étudiant brillant, reçoit, tombé du ciel et du monde des morts, un cahier de la mort (le death note, donc), qui lui donne le pouvoir de tuer, en choisissant ses modus operandi, tous les êtres humains si tant est qu’il connaît leur nom, mais aussi leur visage (ce qui évite des désagréments fâcheux aux homonymes des victimes visées). Une plongée fascinante dans les questions du bien et du mal, orchestrée par un arbitre impartial mais très spécial : le démon de la mort Ryûk.
Un tantinet explicatif (on nous montre bien une par une les règles du livre, on nous relate selon différents points de vue les ruses de Light pour ne pas être repéré, et on détaille ses motifs), ce premier opus a le mérite de ratisser large, dans le bon sens du terme. Alliant humour, enquête policière et formidable hommage au manga d’origine (car très fidèle dans les effets spéciaux et le casting, avec une mention spéciale pour Ken’Ichi Matsuyama dans le rôle de L.), Kaneko adresse à tout un chacun cette fable humaniste et inventive.
Si Light s’érige en Dieu suprême et justicier, Death Note pose tout simplement la question du « que feriez-vous en pareil cas ? ». Si le manga est plus introspectif, le film respecte le rythme des films d’action fantastiques, en soignant aussi bien la forme que le fond.
Le Japon traditionnel, représenté par le père policier (droit comme un I, qui ne fait aucune différence entre sa fonction et sa personnalité propre) et la sœur (collégienne cliché), laisse place à une vision plus occidentale, et donc plus accessible.
Plus besoin désormais d’être un Otaku pour apprécier, et même partager le genre.
3 minutes de Kinéma avec Shusuke Kaneko
Lire la critique de Death Note 2 : The last name
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