
Dans le festival cortical d’Imany (celui qui a lieu dans son esprit, quoi), la grande scène accueille successivement Madonna, Ed Sheeran, Cat Stevens, Bob Marley, Jacques Brel, Elton John ou encore Imagine Dragons, toustes entouré·es de huit augustes violoncelles. Puisqu’elle en est la programmatrice, elle ne paie pas l’entrée et se paie même le luxe de prendre le micro. Voodoo Cellofut en 2022 l’album de reprises qui matérialisa ce fantasme musical et confirma l’extravagante plasticité de la voix grave de la chanteuse franco-comorienne. Comme souvent, c’est par le biais d’un remix pour les clubs que la voix d’Imany a traversé les océans (celui de Don’t Be So Shy). Elle s’empare aujourd’hui de cette caisse de résonance pour crier Women Deserve Rage, cinquième album en forme de point d’exclamation et démonstration d’un coffre étourdissant.